Daniel Gueguen

Le Brexit est synonyme de rejet. Pas nécessairement du rejet de l’Union en tant que concept, mais du rejet d’un système qui au lieu de promouvoir le bien-être et la sécurité des peuples se transforme en une immense bureaucratie sans nuance, sans vision. Une caricature de ce qu’il faudrait faire. Avec chaque jour davantage d’eurosceptiques.

Trump est synonyme d’un rejet du « politiquement correct » et du « business as usual ». Le vote anti-Clinton exprime le caractère obsolète de la politique économique suivie aux Etats-Unis (et en Europe) depuis 25 ans. A Washington comme à Bruxelles on a créé « l’homme au service de l’économie » au lieu de bâtir « une économie au service de l’homme ».

Nous sommes allés si loin dans le quantitatif au détriment du qualitatif que la réorientation de nos sociétés semble être une mission impossible. On le voit avec le Brexit qui se noie dans des considérations juridiques, techniques, … pour tout dire secondaires dont rien ne sortira car les milliers de règlements et les centaines d’accords commerciaux qui lient l’Union au Royaume-Uni agissent comme autant de Lilliputs paralysant Gulliver. D’ailleurs, la tendance des analystes est aujourd’hui de mettre l’accent sur les difficultés du Brexit plus que sur sa faisabilité.

La seule solution viable est structurelle ; elle consiste en la création d’une Europe à deux cercles : le centre pour une intégration d’ordre fédéral pour les pays de l’espace euro, la périphérie pour la gestion en commun d’un espace de libre-échange. Le tout géré les trois Institutions du triangle communautaire fonctionnant avec des compétences différenciées pour le premier et le second cercle. Il y a urgence à y réfléchir!

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