Daniel Gueguen

Ci-dessous, un extrait d’un article d’EurActiv à propos d’un exposé au Parlement européen par un Directeur de la Commission, le 12 octobre 2016 :

« Marie Donnelly, directrice pour les renouvelables, la recherche et l’efficacité énergétique à la DG Énergie, a expliqué les raisons qui se cachent derrière l’abandon progressif des biocarburants de première génération…

La fonctionnaire estime que la Commission devrait tenir compte de l’opinion publique lorsqu’elle prend des décisions sur des politiques, même lorsque les citoyens ont tort. Dans le cas des biocarburants, l’opinion publique est simplement négative, affirme-t-elle.

« Nous ne pouvons pas uniquement nous référer aux modèles économiques et aux théories scientifiques » a déclaré Mme Donnelly. « Nous devons être sensibles à la réalité des inquiétudes des citoyens, même si ces inquiétudes sont parfois plus fondées sur les émotions que sur des preuves scientifiques ».

J’ai récemment rédigé un article sur les perturbateurs endocriniens, un sujet dans lequel la science est profondément tiraillée entre les différents acteurs rendant ainsi la procédure de décision encore plus difficile.

Mais ici la situation est encore pire. La Commission semble dire (ou du moins le penser) que même lorsque les citoyens ont tort, leurs opinions doivent être prises en compte lorsque l’UE débat sur des enjeux politiques majeurs.

Il n’y a plus de rationalité dans la prise de décision. L’interprétation et l’émotion dominent car la science n’est pas reconnue comme un facteur de progrès.

Tweet about this on TwitterShare on Facebook0Share on Google+0Share on LinkedIn0
Author :
Print

Leave a Reply