Daniel Gueguen

La Commission vient d’annoncer que plus d’un million de signatures ont été réunies pour s’opposer au glyphosate dont l’autorisation avait été renouvelée jusqu’à fin 2018 dans l’attente de l’avis de l’ECHA (Agence européenne des produits chimiques). L’ECHA ayant clairement conclu que le glyphosate n’est pas cancérigène, la Commission s’orienterait (conditionnel) vers la prolongation de l’autorisation pour une nouvelle période de 10 ans.

Mais voici qu’utilisant leur droit d’initiative, 1 million de citoyens s’opposent au renouvellement, estimant que leur avis de citoyens l’emporte sur l’expertise scientifique de l’ECHA.

Un million de citoyens est un chiffre considérable. Considérable dans l’absolu, mais déjà beaucoup moins considérable rapporté aux 500 millions de citoyens européens.

Mais la question n’est pas là : qu’il y ait 10, 1.000, 100.000 ou 1 million de citoyens qui s’opposent au glyphosate, est-ce que ce nombre doit l’emporter sur l’avis scientifique de l’agence spécialisée de l’UE. Est-ce que la décision doit-être rationnelle ou émotionnelle ? Peut-on accorder à l’homme de la rue, un droit de primauté sur les instances officiellement chargées d’éclairer le législateur.

Glyphosate, OGM, néo-nicotinoïdes, perturbateurs endocriniens, … à force de laisser l’opinion l’emporter sur la science on va régresser du XXIème siècle à l’époque de la lampe à huile.

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