Daniel Gueguen

Voici quelques semaines un consultant en e-reputation me propose ses services. Je le google. Et découvre, non sans étonnement sa … mauvaise réputation. Toute possibilité de collaboration s’en trouve dès lors exclue.

Chaque lobbyiste à deux actifs : sa crédibilité et son réseau. Une mauvaise réputation tue la crédibilité.

Des dossiers aussi emblématiques que le glyphosate sont traités de manière caricaturale. Ici on est dans le camp des bons ou celui des mauvais. Rien entre les deux. Tout dialogue devient impossible.

Malgré tout, Monsanto a tort d’avoir refusé de s’exprimer devant le Parlement européen. D’abord personne ne peut mépriser les élus du peuple. Et c’est justement dans cette enceinte publique qu’il faut débattre.

Redresser les inexactitudes, expliquer les vérités, reconnaître si nécessaire des erreurs, c’est ainsi que l’on redresse une réputation. Tout autre démarche l’aggrave.

Ce n’est d’ailleurs pas les lobbyistes de Monsanto à Bruxelles qui auraient dû se présenter devant le PE, mais bien le CEO de Monsanto Europe en personne, comme témoignage de respect envers cette Institution et comme une autorité capable d’apporter du crédit à ses déclarations.

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