Daniel Gueguen

Les dernières discussions entre Michel Barnier et son homologue britannique David Davis validées côté UE par le Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement interpellent. Elles relèvent d’une incompréhension technique, d’une magistrale hypocrisie ou de l’amorce d’un plan B, on ne sait trop à ce stade, …

A lire les communiqués le Royaume-Uni aurait obtenu une victoire pour la période de transition désormais fixée du 30 mars 2019 au 31 décembre 2020, soit 21 mois. C’est exactement ce que proposait l’UE, les britanniques souhaitant obtenir une période de transition de 24 mois au minimum.

Aujourd’hui, l’objectif commun serait de parvenir à un accord de libre échange (incluant les services ? y compris le passeport financier ?) et à une absence de frontière physique entre l’Irlande et l’Ulster (via un marché unique étendu à l’Irlande du Nord ?). Aucun de ces objectifs n’est réaliste, aucun n’est réalisable dans les limites de temps imparties.

Il semble, en réalité, que la période de transition sera consacrée aux renégociations des accords commerciaux et à leur validation par l’OMC. Le communiqué commun du COPA et de FoodDrink est éclairant à cet égard. Les deux organisations estiment que la période de transition « devrait se poursuivre jusqu’à ce que les nouveaux arrangements commerciaux fonctionnent pour éviter des incertitudes juridiques et des perturbations des échanges inutiles. »

En réalité, l’OMC et les parties contractantes concernées (notamment les USA) doivent donner leur accord AVANT la fin des négociations. D’où certaines voix qui s’élèvent au Royaume-Uni pour étendre la période de négociation au-delà des 2 ans. Si tel est le cas, bye-bye Brexit, …

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