Daniel Gueguen

Je l’ai écrit 1.000 fois, le BREXIT n’est pas un dossier politique, mais un dossier technique. On le voit bien avec le casse-tête de la frontière entre les deux Irlande. Ne pas rétablir une frontière physique est un but politique ; ne pas y parvenir relève d’obstacles techniques.

Déjà en décembre 2016 une conversation approfondie avec l’un des négociateurs de l’UE m’avait laissé un sentiment de malaise pour la relation BREXIT-OMC. « On verra ça plus tard » avait été le message. Six mois plus tard, lors d’une conférence publique, Jean-Luc Demarty directeur général de la DG TRADE, confirme que les négociations commerciales entre l’’UE et le UK auront lieu pendant la période de transition et que le UK « devra suivre la méthodologie qui lui sera imposée par l’Union à 27 ».

C’est oublier que le UK et l’UE étant tous deux membres de l’OMC, ils devront – conformément à l’article 24 des règles du GATT – négocier des accord avec l’OMC AVANT l’entrée en vigueur de la partie commerciale de tout accord avec le BREXIT. Rien ne semble prêt de quelque côté que l’on se tourne et il faut ici rappeler que la règle qui prévaut à l’OMC est celle de l’unanimité !

Pour se limiter à un exemple précis, les britanniques pourront-ils conserver le bénéfice de la clause de sauvegarde spéciale fermant le marché communautaire aux importations de sucre obtenue par l’UE à l’issue de l’Uruguay Round ? Ce type de questionnement – on pourrait les multiplier à l’infini – ne semble perturber ni l’UE, ni le UK, ni les professionnels. La réaction des Etats-Unis est attendue avec intérêt dans le contexte transatlantique actuel.

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