Daniel Gueguen

Auteur: Daniel PEYRAUBE (Président CEPM)

 

S’il est un milieu qui doit être convaincu de l’importance du projet européen, c’est bien l’agriculture qui constitue via la PAC la seule politique intégrée de l’Union. Le contexte particulièrement incertain (Brexit, montée des questions identitaires, budget, …) et les peurs multiples (terrorisme, immigration, changement climatique, …) n’y changent rien. C’est ensemble qu’on est plus fort. Seul on va vite (peut-être), ensemble on va loin. Nous devons tous nous mobiliser pour ces élections, nous devons voter pour dire oui à l’Europe.

Pour autant, il ne faut pas être naïf car tout n’est pas parfait loin s’en faut, qu’il s’agisse des politiques européennes ou de la gouvernance de l’Union. Les marges d’amélioration sont immenses et les chantiers multiples. Pour les maïsiculteurs plus encore que pour d’autres, les enjeux sont majeurs. D’abord au niveau de la Politique Agricole Commune devenue illisible. Illisible pour nos concitoyens – qui ne perçoivent même plus qu’elle leur garantit une alimentation saine, abondante et à bas prix – et pour les agriculteurs qui n’en voient plus que les tracasseries pointilleuses d’une bureaucratie dominante. D’autres qui ont de l’agriculture une vision idéalisée oublient que l’agriculture doit rester avant tout une activité économique, une activité de production.

Le sujet n’est pas dans l’opposition, entre agriculture ou écologie, agriculture ou lutte contre le changement climatique, agriculture ou préservation des ressources naturelles. Le vrai sujet c’est laisser à l’agriculture européenne la capacité de faire partie des solution, de répondre aux défis d’un monde à la recherche d’un équilibre entre le respect de l’environnement, la sécurité alimentaire et l’évolution technologique.

Le champ des préoccupations est donc immense et les producteurs de maïs sont prêts à répondre aux défis. Mais comme dit le proverbe : « Aides-toi et le ciel t’aideras ». L’Europe doit accompagner nos efforts, pas les condamner sur l’autel des échanges internationaux.

L’Union Européenne est devenue depuis deux ans le premier importateur mondial de maïs alors même que nos régions sont compétitives pour les grandes cultures ; mais elles souffrent de distorsions de concurrence multiples qui les pénalisent lourdement face à leurs concurrents. L’Europe a besoin de maïs, mais il faut permettre à nos agriculteurs de le produire, en leur assurant des conditions de travail, un accès aux solutions innovantes, un revenu et une reconnaissance. Comme beaucoup de nos concitoyens, nous voulons une Europe tournée vers le progrès et vers demain ! Pour cette Union européenne, votons !

 

Daniel PEYRAUBE

Président CEPM


Contact : Céline Duroc, Délégué Permanent : +33 6 87 61 80 48

 

 

 

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